Montage du jour : Le couvent des soeurs de la Providence

http://farm4.static.flickr.com/3016/2919179021_e8179cb3ac.jpg?v=1223347025

Vers 1890-2008

Imaginez un peu ce à quoi pourrait ressembler aujourd’hui le quadrilatère formé par les rues Berri, de Maisonneuve, St-Hubert et Sainte-Catherine si l’asile de la Providence n’avait pas été démoli.

Construit de 1841 à 1843 pour les soeurs de la Providence, cet édifice a abrité des vieillards et ses œuvres ont permis de servir des bols de soupes aux sans-abri pendant plus de 120 ans.

Près d’un demi-siècle plus tard, l’endroit est toujours fréquenté par les sans-abri. Le seul hic, c’est que le refuge, lui, est tombé sous le pic des démolisseurs au cours des années 1960 pour permettre la construction du métro.

Bien que de nombreux efforts furent effectués au cours des ans afin de rendre le parc Émilie Gamelin plus accueillant, le résultat n’est toutefois pas convaincant. Une trop forte présence de sans-abri gênent les visiteurs du parc, tandis que certains policiers distribuent des billets d’infractions à ceux qui osent s’asseoir sur les sculptures.

Il serait donc intéressant de se demander, si la présence d’un édifice comme celui-ci aurait permit au secteur d’être plus attrayant, d’abord au niveau architectural, ensuite, en le rendant moins propices aux activités illicites qui se passent dans ce parc dès la nuit tombée.

Source : Musée McCord

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/MP-0000.864.1&section=196

MP-0000.864.1

12 comments

  1. Où était la falaise devant le couvent dans la vieille photo?

    Vraiment tragique, cette manie de démolitions au début/milieu des années 1960. Oui, le métro était un progrès essentiel, mais d’autres villes ont su construire des systèmes de métro sans détruire des édifices historiques et utiles.

  2. Ce n’était pas une falaise mais plutot un terrain en terre battue. La rue Berri ne traversait pas encore le secteur à cette époque.

  3. While I agree that the original building/complex is a gem, the city, especially in the post-war era was booming both physically and demographically. This area, adjacent to the downtown and the financial district was hardly a victim of over-zealous demolition. Infrastructure needed to be built to accommodate the growing city, thus Berri was extended. As for the metro, most tunnels were built under secondary arteries like De Maisonneuve. Berri station was the largest and the transit hub for the 3 first lines so, it is understandable that it required substantial excavation.

    And while I am NO FAN of Place Dupuis, is is realistic to think that Convents and more importantly their grounds were going to be keep in their original form? I will say, that this could have made great housing for UQAM; in that respect, the UQAM campus could have been better thought out, and better designed.

  4. Photos très intéressantes, mais ne devrions-nous pas lire « [...] si l’asile de la Providence n’aVait pas été démoli. » ?

  5. I wonder what place in history the unfinished Îlot voyageur up Berri is going to earn itself.

  6. J’aurais souhaité connaitre l’adresse exacte du couvent des soeurs de la Providence(Mont Saint-Michel)afin de pouvoir leur écrire.
    Si quelqu’un pouvait me renseigner, ce serait bien gentil.
    Merci d’avance.
    Sabine

  7. Je connais bien l’histoire de ce batiment…

    La soeur qui a “dealer” avec la ville et qui a convaincu ses collegues du bien fonde de cette vente est toujours vivante – et est toujours religieuse chez les Soeurs de la Providence. Encore aujourd’hui, elle est certaine d’avoir fait “la bonne affaire”.

    Lors de la demolition, il fut mis en lumiere que la structure ETAIT EXTREME SOLIDE et que la presence du metro en dessous n’aurait cause aucun probleme.

    Ironique quand meme… un refuge pour sans abris qui est au service de la communaute et implante DANS le bon mileu…. et qui vend pour ouvrir a Cartierville – la ou il y a rien du tout…….

    Si vous pretez attention aux motifs du parc Emilie-Gamelin, vous decouvrirez que le design suit les contours de l’Asile aujourd’hui disparu.

  8. @Cedrick

    Je m’excuse à l’avance de la longue réponse qui suit. J’aimerais commenter un peu l’idée que tu soumets sur le fait que ce soit “Ironique quand meme… un refuge pour sans abris qui est au service de la communaute et implante DANS le bon mileu…. et qui vend pour ouvrir a Cartierville -la ou il y a rien du tout…….”

    Il y quelques distinctions fondamentales à faire dans les différentes ‘entités’ au sein d’une communauté religieuse de femmes, soit

    – un couvent: une résidence où habitent des sœurs –aujourd’hui elles disent ‘résidence’ plutôt que ‘couvent’
    – une maison mère: la résidence principale d’une communauté, la première ou celle considérée comme le cœur de la communauté (ce n’est pas la maison mère comme on l’entend d’un “siège social” corporatif… ce n’est pas un centre de décisions)
    – un noviciat : maison de formation des soeurs
    – une œuvre: un travail de charité (dans le cas des Soeurs de la Providence, auprès des personnes pauvres/abandonnées/marginalisées – c’est au cœur de leur mission), ceci n’est pas nécessairement rattaché à une institution ou à un édifice
    – et une administration générale: ce sont les bureaux du ‘Leadership général’ (la supérieure et son conseil, élues par la communauté) et des employés, religieuses et laïcs, qui gèrent les affaires de la communauté.

    L’édifice connu sous le nom de l’Asile de la Providence regroupait alors toutes ces entités différentes. Quand il a été détruit, chacune à déménagée séparément. L’œuvre de l’Asile n’a pas survécue comme telle mais d’autres œuvres l’ont remplacée.

    L’édifice auquel du fait référence à Cartierville est en fait 2 édifices reliés par une annexe: la maison-mère (entrée sur Salaberry) et les bureaux de l’Administration générale (entrée sur Grenet).

    Pour ce qui est des œuvres comme telles à Cartierville, un des quartier les plus défavorisés de Montréal, les Soeurs de la Providence en ont plusieurs (qui ne sont pas rattachées aux bureaux de l’Administration générale) : l’Hôtellerie Providence (hébergement de patients en attente de traitement à l’Hôpital Sacré-Coeur), le Cartier Émilie (friperie communautaire), la Corbeille Bordeaux-Cartierville (insertion sociale et aide alimentaire – http://www.lacorbeillebc.org), L’Accueil Émilie (organisme d’aide en santé mentale), etc. etc. Dans le quartier Centre-Sud, plusieurs Soeurs travaillent directement auprès de toxicomanes et de prostituées, et plus particulièrement auprès de personnes atteintes du SIDA.

    Ceci dit, je suis d’accord avec toi, l’Asile de la Providence était une grande œuvre qui était implantée dans le bon milieu et sa perte est déplorable… mais il ne faut pas penser que les Sœurs ont abandonné le quartier, pour aller s’installer où il ne se passe rien… Bref, elles sont encore là, un peu partout. On en entend seulement plus parler.

  9. Je possède deux ou trois excellentes photos couleur (numérisées) de ce bâtiment prises par mon père vers 1961. Comment puis-je vous les faire parvenir? Il me faudrait votre adresse courriel. Merci.
    Denis Desjardins

  10. @ Cedrick

    Votre déclaration m’intrigue beaucoup : «Si vous pretez attention aux motifs du parc Emilie-Gamelin, vous decouvrirez que le design suit les contours de l’Asile aujourd’hui disparu.»

    J’aimerais avoir plus de détails, des informations et/ou quelques indices car je suis présentement en rédaction de mémoire de maîtrise et mon sujet est exactement la place Émilie-Gamelin.

    Ça me fera plaisir de partager mes découvertes avec vous

    Merci d’avance

  11. @ Denis Desjardins

    Je suis particulièrement intéressé de voir vos photos. Elles pourraient m’être utiles pour mon mémoire de maîtrise. Je vous serais très reconnaissant de me partager vos photos.

    Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante :
    antonin.farley [at] urbanoscope.org

    Merci d’avance

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