Photo du Jour : Festival d’expression de la rue

festival d'expression de la rue

Aujourd’hui est la deuxième journée de la 14e édition du Festival d’expression de la rue, à Place Pasteur (Saint-Denis au sud de De Maisonneuve). Selon le communiqué de presse sur l’évènement, “sa longévité est l’une des preuves que la cohabitation avec les populations marginalisées dans l’espace public est non seulement possible, mais aussi nécessaire.”

L’évènement est organisé par les Pairs-aidants, un groupe de jeunes qui ont vécu la rue, qui s’en sont sortis, et qui œuvrent maintenant à la lutte contre les STIs et à la réduction des méfaits liés à la consommation de la drogue. J’ai personnellement suivi des formations sur la drogue et la culture de la rue avec des Pairs aidants dans le cadre de mon bénévolat avec Dans la rue et j’ai énormément de confiance dans leur approche. Les jeunes de la rue sont chanceux d’être représentatés par ce groupe.

Lors de cette occasion, les pairs-aidants demandent :

– “que l’on reconnaisse à tous le droit de cité, car la rue est publique,
– que les contraventions abusives, émises par le SPVM, soient sujettes à
une amnistie,
– que l’on arrête de déplacer et de harceler les personnes en situation
d’itinérance,
– que l’on considère les jeunes comme des citoyens à part entière.”

Malgré leur message de tolérance, les organisateurs n’ont pas été accueillis chaleureusement par la sécurité de l’UQAM (l’université à un bail de 10 ans sur la Place Pasteur).

Le festival donne la place surtout à la culture et la musique punk. Par contre, selon mon expérience avec Dans la rue, les punks ne sont qu’une minorité des jeunes marginalisés qui vivent sans adresse fixe, tandis que la majorité des jeunes dans cette situation ne se distinguent pas nécessairement par leur style de vêtements.

4 comments

  1. How many of them are here from Vancouver for the Summer?

  2. If you’re a tourist who doesn’t budget correctly, does that really make you marginalisé, especially when Mummy and Daddy in West Vancouver are just a cellphone call and a carefully conceived Maple Leaf Club card away? These people make a mockery of our social services.

  3. Les jeunes de Vancouver représentent tout de même une minorité face à une majorité de jeune et moins jeune personnes en situation d’itinérance ou SDF du centre ville de Montréal… Donc le besoin reste majeur peu importe la source. Je dois mentionner aussi que, quoi que plus visible à ce moment de l’année, cette situation n’est pas uniquement présente lors de la saison estivale… Ce qui nécessite une approche réaliste et ouverte d’esprit tel que le Festival d’expression de la rue, le beau travail des Pairs-aidants ou encore de l’organisme Dans la rue!

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