Verdun : un portrait photographique (L’aménagement)

L’échelle humaine à Verdun par Émile THOMAS

Pour notre premier arrêt à Verdun, nous entreprenons une exploration de son aménagement.


La place publique à Verdun par Émile THOMAS

La place publique

Important lieu de rencontre et de rassemblement, la place publique se permet aux citoyens de voir, d’entendre, et d’être parmi leurs compatriotes pour des fins sociales et commerciales. Elle joue aussi un rôle de point de repère pour sa communauté avoisinante. Cette image présente l’exemple du parc du Souvenir, dédié aux Verdunois tombés en bataille durant la Première Guerre mondiale. Près d’une station de métro, devant la mairie de l’arrondissement, et sur un des axes principaux du quartier (rue de Verdun), le parc constitue un pôle central de Verdun. Il bourdonne d’activité (ex. des marchés, les cérémonies du jour du Souvenir) et ne semble pas désert. Cependant, cette activité constante peut engendrer des nuisances sonores pour le voisinage. Vu son caractère accueillant, il peut aussi attirer des itinérants et des flâneurs et donc rendre les environs moins sécuritaires.

L’espace vert à Verdun par Émile THOMAS

L’espace vert

Vu son emplacement au bord du St-Laurent, l’arrondissement de Verdun est doté de nombreux espaces verts où y poussent des arbres, des arbustes, et des herbes sauvages. Ces milieux naturels permettent aux citoyens de s’échapper de la chaleur de la jungle urbaine sans avoir besoin d’une voiture. Tandis que d’autres espaces verts à Montréal ressemblent davantage à un terrain vague, avec ses sentiers de randonnée, ses quais d’accès public, sa marina, et même une école de cirque, l’endroit demeure bien utilisé.

Les bancs à Verdun par Émile THOMAS

Les bancs

Les bancs jouent un rôle important dans l’amélioration du confort du transport actif et du transport en commun. Attendez-vous l’autobus? Asseyez-vous sur un banc. Parcourez-vous un long trajet à pied? Prenez des pauses sur un banc durant votre promenade. Les bancs aident le voyageur à atteindre sa destination, certes, mais on pourrait aussi dire qu’ils transforment le parcours en destination. Citons l’expression anglaise : « Getting there is half the fun » — ce qui nous arrive avant de faire quelque chose est, en grande partie, la raison pour laquelle nous trouvons cette chose agréable. Depuis un banc, on peut assister au spectacle de la vie urbaine. En même temps, on devient les yeux sur la rue afin d’entraver les activités illicites. Toutefois, pareillement aux autres places publiques, les bancs peuvent attirer les déchets, les flâneurs, et les itinérants qui les transforment en lit.

La mixité d’usages à Verdun par Émile THOMAS

La mixité d’usages

C’est facile à construire un quartier résidentiel dense – il faut juste entasser le plus de monde confortablement possible dans un espace libre. Mais c’est une autre chose de construire un quartier dense qui intègre toutes les activités de la vie humaine – le commerce, le travail, la récréation, la santé, la religion, ainsi de suite. Étant donné l’hésitation des êtres humains à effectuer de longs trajets par quelconques modes de transport (et surtout par le transport actif et le transport en commun), il est donc nécessaire d’avoir des services de proximité non seulement pour privilégier ces modes de transport, mais aussi pour animer le quartier. À Verdun, pour faciliter cette mixité d’usages, plusieurs espaces au rez-de-chaussée des bâtiments sont utilisés pour des fins autres que résidentielles.

L’échelle humaine à Verdun par Émile THOMAS

L’échelle humaine

Au long de plusieurs rues (dont la rue Wellington), les lampadaires sont courts et à l’échelle d’un être humain. Même avec la présence de l’automobile, le lieu demeure accueillant aux piétons et aux cyclistes. Plusieurs lampes à faible puissance sont installées au lieu d’une seul à forte puissance. Les trottoirs s’élargissent aux coins des rues afin de désengorger la circulation piétonnière. Tout est fait en pensant au piéton.

D’ailleurs, il faut noter que la densité n’égale pas forcément la hauteur. Un quartier dense se fait aussi à l’échelle humaine. Verdun constitue un exemple de « la densité sans tours », car la plupart de ses constructions ne dépassent pas 5 étages de hauteur.

Prochain chapitre dans notre voyage photographique à Verdun – La vie sociale

Texte liminaire
1e chapitre : L’aménagement
2e chapitre : Le social
3e chapitre : Le transport

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