De quoi avez-vous rêvé hier soir pour Montréal ?

Silo #5 - Montreal at Night [photo par venuslandscape]

Au sujet de son arrivée au Canada, il y a presque 40 ans, mon père prétend que : « Malheureusement, je suis arrivé à Toronto ; heureusement, je suis resté à Toronto. »

Qu’est-il advenu de Montréal ? Ville internationale et cosmopolite, vraie capitale canadienne, et centre important du monde, Montréal n’est actuellement devenu qu’une agglomération régionale. Comment peut-on relancer la ville ? Cela demeure une question qui est posée non seulement par les urbanistes, mais aussi par les résidants de la métropole, et également par les médias.

Lors des élections qui auront lieu le 1er novembre, La Presse invite les citoyens à participer à un appel de « rêves » touchant un nouveau Montréal. Les premiers concepts proposés par leurs journalistes sont déjà tellement intéressants que je doute des compétences de nos leaders municipaux actuels : si les gens n’ayant aucune base d’urbanisme ou de politiques peuvent concevoir ces bonnes idées, pourquoi donc, avec tous ses fonctionnaires, rien de visionnaire n’est-il sorti de l’Hôtel de Ville ?

Agnès Gruda suggère aux candidats d’utiliser Internet pour prendre des questions du peuple.

Patrick Lagacé exige l’abolition des arrondissements afin d’avoir un maire fort, capable à gérer de grands projets municipaux.

Nathalie Petrowski s’inspire de Londres en convertissant le silo à grain numéro 5 au Vieux-Port en Tate Modern.

Marie-Claude Lortie désire que nous embrassions le froid et la neige et que le chalet du mont Royal soit transformé en vrai chalet du ski avec des pistes sur Camillien-Houde.

Michèle Ouimet n’oublie pas la saison estivale avec son idée de redessiner les berges du Saint-Laurent en plage.

Rima Elkouri, épuisée par les excuses, réclame la réalisation du projet du recouvrement de l’autoroute Ville-Marie.

Je vous prie de vous exprimer. Expliquez à La Presse vos songes de votre Montréal n’excédant pas 100 mots. Les meilleures propositions seront soumises aux candidats afin de susciter une discussion sur ces idées.

Quant à moi, j’écrirais le suivant :

Mon rêve pour Montréal, bien qu’il soit simple, est néanmoins primordial si notre ville veut atteindre la gloire d’autrefois. Mon rêve est d’avoir un leader qui se fout des politiques nationales et fédérales, un leader qui se fout du gouvernement et des fonctionnaires à Québec, et un leader qui se fout des questions de langues et d’ethnicité. Mon rêve est d’avoir un leader qui ne pense qu’à Montréal, ville québécoise, internationale et cosmopolite, coeur du monde. Pourquoi ? Parce que les politiques, Québec, et les chicanes de langues se foutent de nous.

21 comments

  1. Je n’ai pas l’impression que le maire Tremblay se soit laissé prendre dans «des questions de langues et d’ethnicité». En fait, je n’ai pas l’impression que le maire Bourque, ni le maire Doré ne se soient préoccupés de ces questions avant non plus. Je trouve donc ce souhait un peu hors propos.

  2. While those leaders certainly have not been pre-occupied by those issues, those are among the issues, less about ethnicity, that have dogged the city for decades. What is even more unfortunate is that they dog the discourse, but not the practice in our daily lives.

    The pink elephant in the room of course, that no one seems to want to say, least of which, for political correctness, is the sovereignty movement. It largely led to an exodus of Montrealers of all backgrounds and most importantly, the flight of capital. The specter of Quebec becoming an independent country hasn’t helped much to keep Montreal relevant in a coast-to-coast Canada, as a beacon for 30+ million people. Is Montreal a regional agglomeration or is it la Metropole du Quebec? Kinda the same thing isn’t it? Even in an independent Quebec, Montreal would still only be relevant to the 8 million people who live here.

    I’m not sure we can reclaim our importance, certainly as a financial center with all the perks that come with that role.

  3. On cherche encore LE projet. “Et la partie de ballon chasseur continue de plus belles!!”

    Ce que ça prendrait, c’est un maire acrobate capable de jongler avec plusieurs projet sur la corde raide de la politique. Donc, je pense qu’on devrait aller chercher le prochain maire à l’école nationale de cirque, pour que l’administration municipale apprenne enfin à jongler avec plusieurs petits projets plutôt que de continuer à essayer de gonfler un grosse mongolfière pleine d’air chaud et d’idées creuses dans laquelle tous les montréalais pourraient d’envoler…

  4. @ Edward : Je ne comprends pas tout à fait vos propos. Qu’est-ce que le mouvement indépendantiste vient faire avec cette entrée, où il est question de nos projets et souhaits pour Montréal?

    Quoi, Montréal ne devrait plus être la métropole du Québec? C’est votre opinion, mais sûrement pas celle de plusieurs autres Montréalais. Je dirais même qu’il existe un consensus à cet effet et qu’un maire de Montréal qui tenterait de rompre avec Québec (comment, par ailleurs) pour donner une rôle à Montréal «coast to coast» ne se ferait probablement jamais réélire.

    Pourquoi rouvrir un tel débat? En même temps, je lis beaucoup de sous-entendus dans votre commentaire, et je ne suis pas certain de tout saisir.

  5. Je dois malheureusement avouer que je suis tout à fait d’accord avec le commentaire d’Edward. L’exode continue et va continuer tant que le spectre de l’indépendance va flotter sur le Québec. Montréal est pleine d’idées, mais elle est pauvre, en partie, car elle est victime des débats politiques qui dépassent le cadre de l’île.

    De plus, les projets proposés par les journalistes ne sont rien de plus que les projets proposés par les étudiants des écoles d’urbanisme, d’architecture et de design urbain lors de leurs travaux. Bref, tout le monde à des idées, mais à quand les objectifs communs et l’implication de tous? D’ailleurs, trouvez moi un projet aux retombées économiques significatives qui a dépassé le stade de la consultation publique… Il faudrait absolument que les boucliers s’abaissent un peu pour faire avancer la ville. Il n’y a pas de développement sans oeufs cassés. Alors en plus d’avoir à “dealer” avec les chicanes politiques et l’exode qui en résulte, il faut aussi tenir compte des groupes qui sont spontanément contre le développement.

  6. Mon rêve est de faire un réseau citoyen basé sur une infrastructure publique dont la direction est choisie démocratiquement… Je m’explique!

    Il faut que la ville devienne propriétaire d’un réseau de fibres optiques dans tous les quartiers résidentiels.
    Les habitants s’y connectent et choisissent avec quel opérateur ils font affaire puisque le réseau n’en favorise aucun.
    Comme aucune compagnie ne possède cette route, elle est neutre et chacun peut compétitionner pour y offrir du service.
    Cela permet d’avoir un vrai marché ouvert au lieu de l’oligopole dont nous sommes actuellement victimes!
    La situation actuelle a pour effet de ralentir l’Internet et toute l’économie qui s’y rattache et biensûr d’augmenter les couts d’accès!
    Mais surtout, cela ne permet plus à nos citoyens de découvrir et de développer des nouveaux usages sur des réseaux à grande vitesse et Montréal devient donc une ville à la traine du développement technologique et de la démocratie en réseau.

  7. Mon rêve ? UNE FUSION TOTALE !

    Le problème de Montréal n’est pas son maire, c’est plutôt sa lourde structure municipale paralysante au prise avec une panoplie de roitelets d’arrondissements ou de riches petites municipalités en mal de pouvoir qui ne travaillent pas pour l’ensemble de la communauté montréalaise.
    Mon rêve ? Une fusion totale imposée de toutes les municipalités de l’île avec un pouvoir central fort et des districts municipaux réglant les petits problèmes locaux seulement. Un pouvoir central fort pour pouvoir gérer de futurs projets de grande envergure, des projets nécessaires à l’évolution de notre seule métropole où on peut vivre en français en Amérique du Nord.
    Ce ne sont pas les petits projets qui manquent à Montréal… ce sont plutôt les grands projets !

  8. René, je suis d’accord avec vous – on n’aurait jamais dû permettre la défusion de municipalités riches qui ne font pas leur part pour l’ensemble de l’agglomération.

    Mes rêves sont avant tout sociales et écologistes: du logement accéssible à tous, et densifié dans une certaine mesure, une ville sans voitures ou presque, un réseau de tramways, une ville vraiment accueillante pour les piétons et cyclistes.

    Un contre-exemple récent: le Marché central. On aurait pu ériger des immeubles résidentiels avec des commerces au rez-de-chaussée, avec des rues et places normales; un quartier mieux intégré aux transports collectifs.

    Le Québec a le droit à l’autodétermination comme toute nation. Franchement, le “spectre” de l’indépendance qui hante… c’est un peu fort, non? Il y a de forts mouvements autonomistes en Catalogne et en Euskadi (Pays basque), ce qui n’a pas nui à l’essor de Barcelone ou Bilbao. Les provinces de l’Atlantique, où il n’y a pas de mouvement autonomiste ou indépendantiste sauf un tout petit à Terre-Neuve, ont également connu une saignée de la population vers l’Ontario et l’Ouest…

    Effectivement, je vois assez peu de questions “ethniques” soulevées par les maires ou conseils de Montréal.

  9. «L’exode continue et va continuer tant que le spectre de l’indépendance va flotter sur le Québec. Montréal est pleine d’idées, mais elle est pauvre, en partie, car elle est victime des débats politiques qui dépassent le cadre de l’île.»

    J’ai très bien compris qu’Edward pensait ça. Ce que je me demande c’est pourquoi en parler dans le cadre de cette entrée qui porte sur des idées pour Montréal???

    La suite logique de tout ça: «Mon idée pour Montréal c’est qu’il ne soit plus au Québec» C’est ça?

    «Mon idée pour Montréal, c’est qu’il vive dans une bulle complètement coupée de la société dans laquelle il est?» C’est ça?

    «Mon idée pour Montréal, c’est qu’on n’y applique pas la Loi 101» Est-ce plutôt ça?

    Ce que je veux dire, c’est que vous ne pouvez pas faire des affirmations, aux détours d’une phrase, sans aller jusqu’au bout. C’est facile dire «le mouvement souverainiste a nui à l’économie de Montréal». Maintenant, pourquoi tenez-vous à le dire dans le contexte de cette entrée particulière de ce blogue, c’est vraiment ce qui me dépasse.

    Et le «spectre de l’indépendance»! Voyons donc, c’est votre opinion Hanana, comprenez-vous que l’autre moitié de Montréal ne la partage pas?

  10. Edward, ce que tu dis c’est que les Québécois seuls seraient pas capable de créer une grande ville?

    Peut être qu’on devrait déporter les Québécois de Montréal (je suis sur que tu en rêves, envoyons les en louisiane!) et y déménager des gens d’un peu partout au Canada, mais, oh, des VRAI Canadiens. Là peut être que ce serait une ville convenable à tes yeux?

  11. Les tramways, j’en rêve même la nuit. Mais soyons utopistes, le rêve d’une ville sans voitures est le rêve primordial. Et surtout, rejeter le “réalisme” défaitiste: on est en Amérique du nord (et donc condamné à l’idiotie), y fait trop frette etc etc.

    De toute manière, notre vie sur Terre dépend désormais de tels rêves.

  12. Cher René

    Qu’est-ce qu’un grand projet? En voici quelques exemples qui te feront réfléchir:

    Le réaménagement du boulevard Notre-Dame

    Le quartier des spectacles

    La rénovation du boulevard St-Laurent

    Le retour du tramway

    Le démantèlement de l’échangeur Turcot

    Le métro à Laval

    Le stade Olympique

    Griffintown

    Le CHUM

    La campus Outremont

    etc. etc.

    En bref, des gros projets qui coûtent des grosses piasses qui font faire des grosses crises à la population et qui font le chou-gras des humoristes tellement leur obésité est ridicule! Des projets qui paralysent des quartiers entiers et qui boulversent l’ordre Montréalais pendant de longues et pénibles périodes pour des résultats moins qu’impressionants…

    Vous connaissez la fable de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf? (Lafontaine)

    Je vous laisse revoir vos classiques, et je terminerai en disant (comme le disent si bien les anglais) :”Small is beautiful!”

  13. @ Jasmin – Huh? I don’t know how you managed to completely mis-interpret what I wrote. That’s not what I am saying.

    I am simply stating some objective observations…

    Do people really believe the politics of the past 40 years have nothing to do with a shrinking status within Canada? Do we have to be that politically correct?

    Montreal is the metropolis of Quebec. It always has been. There is no disputing that. Rather, I’m just pointing out that there is a stark difference when a city is relevant economically and culturally to a region of 8 million people versus, a population of 32+ million people. That is how Toronto is able to be the pre-eminent city in Canada.

  14. Dans cette économie, être important pour «32+» millions de personnes n’est rien.

    Pourquoi Montréal voudrait être important pour les habitants de Sudbury ou de Victoria quand il peut l’être pour ceux de Lyon ou de Tokyo. L’économie globale rend votre argumentaire, qui tend sur la campagne de peur, plutôt surréel.

    Par ailleurs être «relevant» ne veut rien dire. Une bonne part du succès de Toronto vient de l’industrie auto et de ses retombées économiques, en quoi être «relevant» à quoi que ce soit à faire là-dedans. Il faudrait regarder les politiques néo-libérales de l’État ontarien, qui attirent les entreprises, plutôt que «la menace souverainiste».

    Est-ce que le modèle québécois nuit au développement de Montréal, voilà un débat plus intéressant que de parler du mouvement souverainiste.

  15. Montreal était un grand centre Canadien avant la révolution tranquille parce que c’était une ville anglophone avant tout et que les Québécois y étaient des citoyens de seconde zone.
    Je sais pas si tu l’ignorais ou que c’est simplement un détail pour toi, mais le fait français était sytématiquement réprimé dans le Montréal d’avant les années 60.

    Pour ce qui est de la prévalence de Toronto à l’intérieur de l’ensemble Canadien, c’est normal qui ville anglaise soient plus attirante pour les Canadiens qu’une ville française. Je préfère de loin vivre dans une ville “relevant” à 8 millions de personnes plutôt que 32 si ça peut me permettre de vivre dans ma langue.

    Tes commentaires postés ici me laissent croire que tu es soit un francophobe ou une personne ignorante de l’histoire et de la structure sociale de Montréal et du Québec.
    Tout ce qu’il manque à la fin de tes posts, c’est un bon “Speak White” bien senti.

  16. Le reve des politiciens est de faire de sorte que la population a l`impression qu`il sont en train de faire quelque chose d`utile meme s`il devient de plus en plus clair que ce n`est pas le cas.
    Trop de discussions qui menent a nulle part.

  17. On a les politiciens qu’on mérite. :-)

    Les commentaires ici me découragent un peu. Ça va faire les chicanes anglais vs. français, séparatisse vs fédéralisse…

    Avez-vous vu les nombreuses photo avant/après sur ce blog? En ce qui me concerne, les grands projets des années 60 comme l’autoroute Ville-Marie, Radio-Canada, l’autoroute Décarie, le bombardement du centre-ville par les parkings à 5$, tous les projets “urban renewal” qui détruisent pour reconstruire, les élargissement de rues pour “soulager la congestion”, les arbres coupés parce qu’on est trop cheap pour enfouir 4 fils électriques ont fait bien plus de dommage à Montréal que le “spectre séparatiste”.

    On est à une plaque tournante de l’histoire de l’humanité. Pour la première fois dans l’histoire, il va falloir apprendre à vivre avec *moins* d’énergie “cheap” que les générations précédentes… c’est pas un petit défi à relever pour nous qui sommes parmi les plus énergivores de la planète.

    Ça va avoir des répercussions très réelles sur la façon de construire nos villes (comme Montréal) et sur la façon d’y vivre.

    Et la moitié de commentaires ici parlent de chicanes ridicules français/anglais… Geez.

    Donc… retour au sujet:

    Mon rêve pour Montréal est de mettre la pédale douce sur les projets de “grande envergure”. Comme le dit Alexandre Gagnon plus haut, ça chamboule tout pendant des lustres est les résultats ne sont pas à la hauteur des efforts dépensés.

    Je ne crois pas qu’une ville sans voiture soit possible. Mais une ville ou les voitures sont beaucoup plus disciplinées et cohabitent plus harmonieusement avec la population est possible.

    Il faut arrêter de voir les rues/avenues/boulevards comme des égoûts à bazous mais comme un bien public qui doit être une richesse pour les habitants.

    Je rêve de leadership qui va proposer une vision globale de la ville et la mettre en place. Pas juste une série de projets. Une vision qui va mettre les besoins des habitants (parfois très simples) en haut de la liste de priorités. Les touristes, c’est bien. Les banlieusards qui nous visitent pour le travail ou les loisirs, c’est bien aussi. Mais au final, les besoins des habitants doivent avoir priorité absolue, car se sont eux qui font qu’une ville “fonctionne” ou non sur le long terme.

    Je rêve de leadership qui va arrêter de se crosser pendant des mois sur le Grand Prix qui dure 3 jours quand ils sont pas capable de déneiger les trottoirs et ramasser le poubelles.

    Walk before you run comme disent les Chinois.

    Les besoins à combler sont:
    – des logements en bon état et à prix compétitifs avec les autres villes de la région,
    – de l’air pur,
    – des rues propres,
    – le moins de bruit possible,
    – les services de base à l’intérieur du “5 minute walk”,
    – accès facile au transport en commun (rapide, fréquent et qui va où on a besoin).
    – accès à des parcs à l’échelle appropriée près de chez soi pour compenser la cour plus petite ou inexistente comparé à la banlieue.

    Une fois ces conditions remplies de façon durable, on pourra commencer à tripper sur des méga-projets.

    – X

    PS: Je trouve que Richard Bergeron de Projet Montréal concrétise pas mal ce que j’attends comme leadership et vision. Suis-je naïf de croire qu’il est peut-être différent des autre politiciens? À voir…

    http://www.projetmontreal.org/leparti/

  18. OMG? Really? Francophobe? I have no idea how you are inferring that from my comments. Unfortunately, I think you are presuming things about me that, are really, really insulting. “Speak White”? I find that term deplorable, hideous, and misguided. Furthermore, I do think that you have NO understanding of the history of Montreal.

    For me, regardless of Francophone or Anglophone, we are all Quebecers and for those of us who live in Montreal, we are all Montrealers. I see NO distinction. By your statement that Montreal was an English city and that Quebecois were second class suggests that you are the ethno-centric one: you are essentially stating that English Quebecers are not real Quebecers. Do you not think that that is insulting? I am sure you believe that English in Quebec is some historical mistake.

    I am only 30 years old, so I do not relate nor do I understand how Anglophones acted in the past. I don’t have any British or Scottish blood in me. I am 100% Polish and I representative of the community: incredibly diverse. Moreover, let’s not paint all Anglophones with the same brush as has been done so well by nationalists. The English business establishment, those in the boardrooms of BMO and RBC and Sub Life did not represent the whole community.

  19. @Edward:

    You say basically say that generalization and negative stereotypes are bad, correct? Then how can you pull off such a sentence: “let’s not paint all Anglophones with the same brush as has been done so well by nationalists.”.
    You are trying to present a whole diverse group of people as one monolithic bloc of xenophobic people, care to back up that statement? It just seems like ideology driven speech without much fact behind it. You say one thing but do another, you say generalization is bad, yet you do the same.

    You also say: “I do think that you have NO understanding of the history of Montreal.”.
    Do you understand that prior to the quiet revolution, francophones were systemically kept away from the spheres of economical and political power in Montreal? That workers were forced to speak in english at the workplace, that you could only be serviced in english in montreal shops.
    Luckily, I have not lived in that era, my parents did however, so it’s not so far away that francophones were just an impoverished lower class.
    And when some people come here and say that “everything bad in montreal is the fault of quebec nationalists”, we are essentialy going back to that era and the underlying message is: “We would be better off without francophones having a say in politics”.

    You also say:” I am sure you believe that English in Quebec is some historical mistake.”
    In that case we are even on the grounds of “insulting assumptions”. I’m basically fighting against racism/xenophoby/whatever you wanna call it against francophones, why would I hold up similar opinions towards another group of people? Anglophones, francophones and the first nations (to name only a few) are all historical communities that built Quebec throughout history. I’m smart enough not to act against the values I am upholding.

    Oh yeah, and the term “Speak white”, it was a sentence thrown at francophones for not speaking the “right” language, you can read more here: http://en.wikipedia.org/wiki/Speak_White

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